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Comment l’altruisme est catalyseur de performance ?
Altruisme et Bolivie

27 Avril 2017

L'altruisme désigne une attitude qui consiste à vouloir faire le bien pour autrui de manière totalement désintéressée. Il s'agit d'adopter une attitude généreuse dans le but d'aider.

Une fois que cette définition est dite, il peut paraître illusoire que le développement de l’altruisme en entreprise soit catalyseur de performance.

C’est ce que je vais essayer de démontrer à travers cet article et les vidéos que j’ai réalisées en Bolivie.

Pourquoi la Bolivie ? Parce que tout simplement, j’y suis retourné pour la deuxième fois pour réaliser une clôture d’un module de coaching systémique d’équipe de direction pour l’un de mes clients internationaux.

Contrairement aux autres déplacements que je réalise dans différentes région du monde, cette fois-ci, j’en ai profité pour visiter ce beau pays qu’est la Bolivie. C’est pour cette raison que cet article est aussi « un espèce de reportage photo/vidéo touristique ». En tout cas, les résultats extraordinaires de mon client, la chaleur humaine des boliviens, être à pratiquement 4000 m d’altitude m’ont inspiré à aborder le sujet de l’altruisme.

Ma vision du moment se résume en trois vidéos de 2 à 7 minutes. Pour chacune d’entre elles, je me suis permis de rajouter des commentaires et explications touristique. Si en plus vous pouvez voyager par la pensée et les rêves, tant mieux !  

Vidéo 1 au Salar : Avec la mondialisation tout est interconnecté, l’altruisme est un catalyseur d’épanouissement des relations.

Cette vidéo a donc été enregistrée en plein milieu du Salar (le plus grand lac de sel 12000 Km2 du monde) à presque 4000 m d’altitude.
 
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Commentaires :

Ce lac de sel mesure 12000 Km2.

Noël est le chauffeur-guide de mon excursion d’une journée dans Le Salar. J’ai eu de la chance car en fait, comme je suis allé en basse saison, il y avait peu de touristes, j’ai pu avoir un guide pour moi tout seul : j’étais le roi du sel ou du lithium (Bolivie premier producteur au monde de lithium).

Noël, est une personne très intéressante car ses explications sont claires, il aimerait que le monde soit meilleur. Tiens ! Ça tombe! Hasard, quand tu nous tiens ! Son prénom aussi est un clin d’œil : Noël. Il est vrai qu’en Amérique du sud on retrouve souvent des prénoms français.

Noël a voulu m’expliquer les conséquences locales des actions que réalisent une partie du monde.

Le Dakar => Quand le Dakar est venu en Amérique du Sud, il était important pour le gouvernement Bolivien de montrer son pays au monde et de redonner de la fierté à son peuple, (certainement aussi pour être réélu… un peu trop souvent à mon goût). Pour réussir le projet d’accueil du Dakar, il était obligatoire que des villes étapes ou importantes aient l’eau courante. Le gouvernement a donc apporté l’eau au village Uyuni, le premier village que le Dakar rencontre quand il traverse Le Salar. Dans cet accord, en contrepartie, le Dakar devait laisser l’endroit comme il avait trouvé, c’est-à-dire propre car il ne peut y avoir de déchets autour du Salar vu qu’il n’y a aucune habitation entre la fin du Salar et Uyuni. Le Dakar a tenu promesse la première année. La deuxième année, le Dakar ne nettoie plus, l’espace sec et aride qui se trouve avant Uyuni est jonché de détritus, de sacs plastiques, on voit même des sacs plastiques publicitaires pour des marques Françaises et Européénnes. Si au début le peuple voyait cela d’un très bel œil, aujourd’hui toutes les personnes que j’ai rencontrées m’ont confirmé la même chose : « nous détestons le Dakar et le gouvernement qui continue à accepter le Dakar ».

Je comprends mieux les raisons de Pérou et Chili refusant l’entrée du Dakar. Il y a certainement d’autres raisons à cette colère, mais vous pouvez imaginer ce que Noël pense de nous.

Un chauffeur de taxi m’a même dit « nous aimons notre terre, c’est même inscrit dans nos gênes « pachamama (déesse-terre mère des Incas) vous allez nous polluer notre vie, nous nous défendrons car nous ne voulons pas devenir comme ces Japonais qui viennent au Salar pour regarder les étoiles le soir car avec leur pollution (lumière et autres) ils voient peu d’étoiles dans l’année ».

J’ai l’impression que l’on est loin des intentions premières de Messieurs Sabine et Daniel Balavoine. Je n’ai pu qu’être désolé de nos actions.

Le quinoa => Dans nos pays Européens, le quinoa est devenu un aliment important dans nos assiettes car c’est un produit protéiné, très diététique donc bon pour notre santé. La Bolivie en consomme depuis plus de 5000 ans. Avant que ce produit ne devienne à la mode, le paysan le vendait 1500 Bs (200€) le sac de 50 Kg. Aujourd’hui vu la quantité et la pression du marché par l’occident ils le vendent 300 Bs (40€) le même sac. Le paysan ne s’en sort plus, la pauvreté s’est à nouveau accrue. Le pire est que pour s’en sortir ils ont commencé à traiter chimiquement les plantes pour avoir plus de rendement, et surtout, dans un même sac ils vont mélanger d’autres quinoas de bien mauvaise qualité. Nous les avons obligés à créer du médiocre.

Noël me disait que le quinoa se récolte seulement une fois par an, certains paysans (notamment au Pérou) pour s’en sortir sont entrés dans l’industrialisation du quinoa et grâce aux produits chimiques, ils en récoltent 3 fois par an. In fine nous mangeons un produit que nous pensons bon pour notre santé mais il est coupé avec un quinoa de mauvaise qualité et rempli de produits chimiques. L’arroseur serait-il arrosé ?

Ces deux exemples nous montrent bien que nous sommes interconnectés, d’ailleurs encore plus avec la mondialisation et qu’une action peut avoir des conséquences importantes ailleurs.

Noël croit aux nouvelles technologies pour faire prendre conscience de ces connexions. Il ne croit plus au monde politique, le sien ni les autres. Il croit aux gens qui vont prendre conscience et demander de vrais produits ou arrêter de consommer du médiocre. En fait, je lui disais que les nouvelles technologies peuvent influencer et dans ce silence unique du Salar, le mot le plus important qui m’est apparu est l’ALTRUISME.

L’altruisme permet à chacun de comprendre les conséquences des actions et comment chaque action de l’un est au service de l’autre.

Nous sommes dans une société où l’on veut gagner sur l’autre. Comme dit Albert Jacquard une société de gagnants est une société qui crée des perdants.

Et bien là est tout l’enjeu : je gagne parce que l’autre gagne aussi. Nous avons intérêt à gagner ensemble, c’est passé d’une culture du « ou » à la culture du « et ».

Je disais donc à Noël qu’au-delà de la technologie, il suffit à chacun de nous, afin de créer cette rencontre du ET, de développer l’ALTRUISME.

L’ALTRUISME crée un autre système de pensées.

Je vous invite à laisser des messages dans la partie commentaire pour me dire ce que vous en pensez.

Un peu de tourisme :

Le Salar est donc un lac de sel. Celui-ci a été créé il y a 66 millions d’années lors des mouvements volcaniques où avec la conjonction du climat aride et des volcans l’eau de mer s’est évaporée en laissant le sel. Le sel étant un produit vivant au contact de l’eau des pluies il croit. C’est ainsi qu’il y a 10 ans il mesurait 10000 Km2 et aujourd’hui ils disent qu’il mesure 12000Km2. C’est pour la Bolivie une source inépuisable certes de sel mais aussi de Lithium. 

Cette étendue de blanc est impressionnante, ainsi que le silence qui y règne. J’ai eu un sentiment de liberté sans limite ni contrôle qui m’a permis de me connecter à ma propre intériorité.

Dans la vidéo vous pouvez apercevoir des îles au loin. Ce sont en fait des rochers ou des pics de montagne. Ils peuvent paraitre proches mais en fait la première île que vous apercevez celle qui est plus sombre est à 40 km et la deuxième est à 80 km. Rouler durant des heures dans cette étendue sans route goudronnée, sans panneau, sans rien, donne une réelle sensation de liberté car il n’y a plus aucun contrôle, la seule boussole qui fonctionne est l’île à atteindre. J’ai cru comprendre que le chlorure de sodium et les autres sels, faisaient interférence avec les GPS et autres connexions. Ça fait du bien.

Sur ces autres photos ci-joint, vous pouvez constater la beauté des reflets du coucher du soleil sur les seuls endroits du Salar où l’eau est en surface (2 cm). J’ai été aussi surpris de voir comment les Boliviens aiment leur Salar. J’espère avoir très peu abimé, si je l’ai fait c’est avec les yeux.

 

Cette photo ci-contre pourrait s’intituler : Fractal. Dans son moment de croissance, le sel se développe en forme hexagonale, ensuite il continue à croitre. Il n’y a aucune explication logique à ces formes sauf qu’elles sont la représentation parfaite de chlorure de sodium vu au microscope. Voilà une illustration de ce que l’on aime nommer en systémique la notion de fractal : ce qui se voit en petit peut être ce qui est en grand en réalité. Un géologue voit une pierre, peut en déduire la roche voire la montagne. 

 

 

Vidéo 2 Place du 24 Septembre à Santa Cruz : Comment l’altruisme peut être catalyseur de performance ?

Santa Cruz est la capitale d’affaires de la Bolivie. Cette vidéo est issue d’une rencontre avec German, Bolivien qui m’a aidé à me repérer un jour alors que je cherchais mon chemin.

German est consultant pour les PME, il propose des systèmes informatiques de gestion, il répare aussi et il fait aussi de la comptabilité. La vie est difficile pour lui car ce n’est pas comme chez nous, il n’y a pas cette notion de contrat mensuel (il s’y essaie) alors il passe ses journées de magasin en magasin, de TPE en TPE et prospecte. Quand il tombe sur un bon jour, il obtient un client pour la journée. Nous avons beaucoup échangé ensemble.

Sa question a été pertinente : comment développer l’altruisme en entreprise ? Comme je l’explique dans la vidéo l’altruisme en entreprise se développera en passant du contrôle à la confiance au travers des 4 piliers que je vous laisse découvrir dans la vidéo :

 

L’altruisme permet l’épanouissement de la performance de l’entreprise ou alors nous pouvons le voir dans l’autre sens, c’est d’ailleurs pour moi plus puissant: pour trouver ou retrouver la performance l’altruisme est un catalyseur.


VIDEO 3 : ET est magique

Dans le Salar alors que le soleil commençait à se coucher, Noël m’a proposé de marcher dans l’eau ensuite il a fait le reste, je ne savais pas ce qu’il allait créer.

Notre monde est un reflet de ce que nous sommes, quand on ne les sépare pas, quand on les regarde, quand ils sont ensemble l’un va avec l’autre et l’autre va avec l’un, c’est tout simplement magique. On peut voir que le mélange du reflet et de la réalité sont indissociables.

Le « ou » ne peut exister, La magie est dans la croisée du ET.

DU TOURISME : Le nord de la Bolivie vu de l’intérieur

Pour aller au Lac Titicaca, il faut partir en voiture de La Paz (capitale administrative) pour 4 heures de route. Sucre est la capitale du pays.

Certainement parce que j’habite près de la mer, certainement parce qu’enfant j’allais souvent me baigner au lac du Salagou, certainement parce que j’ai été ému du Salar où je suis resté plusieurs instants à méditer, je n’ai pas été autant touché par le Lac Titicaca. C’est vrai il est beau, grand et le fait qu’il soit bordé par les cordillères des Andes le rend plus beau que les autres lacs. Bien sûr, l’ile du soleil (Isla del Sol) d’où serait né l’univers inca est incontournable pour profiter de l'atmosphère recueillie de ce lieu empreint de spiritualité. Ce mélange de fleurs avec l’aridité de la terre et l’accueil des indiens d’origine Quechua et Aymara donne une atmosphère d’authenticité.

Par contre, j’ai été touché par ces 8h de route (4h aller et 4h retour). Voici donc des photos du village Uyuni proche du Salar avec le cimetière des trains et cette phrase écrite en français « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait », de La Paz, de certains quartiers, du souk de La Paz, des villages que nous avons traversés : Copacabana, Yumani (Isla del Sol) ; des routes, et des gens du nord de la Bolivie qui ont accepté de se faire prendre en photo.

La pauvreté est dure et me révolte quand je vois que ce pays détient du pétrole, du cuivre, de l’argent, du lithium. Dans chaque village, on voit de beaux stades de foot, des complexes sportifs neufs et des vieilles écoles. Donnez-leur des jeux et du pain, disaient déjà l’Empire Romain. C’est bien triste aussi.


Pour continuer ensemble

Les vidéos sont un instant, toutes faites en une seule prise, en émergence. Il est évident que j’ai oublié des choses importantes, peut-être que vous voulez réagir alors je vous invite à me laisser des commentaires au bas de cette page, je répondrai très rapidement.

Peut-être en tant que dirigeant, leader, manager, DRH, vous voulez en savoir plus pour être plus performant à travers l’altruisme, alors contactez-moi directement:


Si en tant que coach, vous souhaitez augmenter votre performance et permettre à vos clients de passer du contrôle à la confiance alors contactez-moi ou visiter le programme de formation au format Campus Numérique:

Hasta pronto.

Bien Coachivement.

Claude Arribas
+ 33 682 69 70 83
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